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Dans la peau d’un fraudeur

Dans la peau d’un fraudeur

Le Times of London a récemment publié un article sur les raisons pour lesquelles les fraudes étaient perpétrées, incluant des commentaires exclusifs de notre PDG, Roberto Valerio. En apprenant aux autres ce qu’ils savent, Roberto et Risk Ident espèrent transmettre aux entreprises les moyens de lutter efficacement contre les attaques de fraudeurs.

Charles Orton-Jones écrit dans son article que tous les fraudeurs n’ont pas toujours des intentions malveillantes. Tout le monde ne se rend pas compte des dommages que les fausses rumeurs peuvent avoir sur les entreprises. Rien que l’an dernier, les entreprises anglaises ont ainsi perdu 154 milliards d’Euros. Alors, qui sont ces fraudeurs et d’où viennent-ils?

Dans la fraude E-commerce électronique et télécom, nous pouvons séparer les fraudeurs en trois catégories: l’abusé, le désespéré et le criminel – tout comme dans un bon vieux Western Spaghetti!

L’appât du gain: Souvent, les fraudeurs souffrent d’un manque de revenus avec ou sans tendance à la cupidité. Ils recherchent des produits haut de gamme mais n’en ont tout simplement pas les moyens. En général, cette catégorie n’est pas consciente qu’un crime a été commis, mais espère seulement profiter du système sans heurter personne.

Comme Orton-Jones l’explique, «les vieilles excuses sont constamment reprises et recyclées», ainsi «le souvenir d’une vague indigestion après un peu trop de sangria se transforme en une gastro-entérite complète». Juste un petit mensonge mais c’est assez  pour qu’un client régulier devienne un fraudeur. Intentionnel ou non, c’est dans tous les cas illégal et cause des dommages très importants.

Petite frappe: Généralement, ceux-là cherchent des solutions rapides à leurs échecs passés. Ces fraudeurs utilisent des informations d’identité et de paiement volées pour obtenir des biens et les revendre pour un gain rapide.

Criminalité organisée: Pour les criminels chevronnés, la fraude est un mode de vie. Ils sont responsables de pertes élevées, causant potentiellement des milliers d’Euros de dégâts en une seule tentative. Les gangs criminels ont tendance à être structurés et à travailler sur plusieurs pays, certains utilisant leur butin pour financer d’autres crimes à forte marge, par ex. en vendant de la drogue ou même des armes.

Il est clair que les motivations des fraudeurs sont multiples. Les deux premiers cas sont principalement liés à la cupidité et à l’opportunisme, alors que le dernier est fondé sur des motivations criminelles très réelles et dangereuses. Quelle que soit la raison, la plupart des fraudeurs justifieront leurs actions en se disant qu’ils ont le droit à leur part du gateau, que le crime est sans victime, ou même que les victimes ne sont pas des individus.

Dans la foulée, Orton-Jones termine son article en s’interrogeant: «Sommes-nous tous des fraudeurs potentiels? Avec une fraude en ligne en croissance continue, le risque d’être pris a potentiellement diminué, ce qui signifie que cela peut s’avérer être très lucratif, et pas aussi dangereux que les braquages à l’ancienne comme le vol à la tire ou le cambriolage. De plus, l’argent dérobé peut être aujourd’hui librement, facilement et – surtout – anonymement transféré du système vers les poches des fraudeurs.

Au vu du rapport risque-récompense en faveur des criminels, frauder en ligne à plein temps ou pour arrondir ses fins de mois est de plus en plus attrayant financièrement. Soyons honnêtes, de nos jours, il faudrait être stupide pour braquer une banque avec une arme à feu.